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Deux ou trois choses sur l’histoire architecturale de Bordeaux

Il suffit de trois mots tapés sur un moteur de recherche : “ histoire architecte bordeaux “ pour obtenir aussitôt son billet pour un magnifique voyage dans l’histoire de cette ville. Une cité classée depuis 2007 au patrimoine mondial de l’Unesco, au titre d’ensemble urbain d’exception. 

Car ce qui impressionne le visiteur dès son arrivée à Bordeaux c’est bien cela : une unité patrimoniale et une cohésion architecturale sans doute uniques dans une ville de cette taille. Son style classique et néoclassique n’a subi que très peu de rupture pendant plus de deux siècles. Quant à la pierre blonde, elle lui assure une identité commune, de même qu’une continuité urbaine à travers toute la ville.

Vestiges médiévaux

Burdigalia voit le jour au 1er siècle avant Jésus-Christ mais des recherches archéologiques démontrent que la fondation de Bordeaux remonte au moins au VIe siècle avant Jésus-Christ. La position géographique de la ville, au carrefour des grands itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux de l’époque, font de cette cité une des principales villes de France au cours du premier millénaire. Au xiie siècle, la ville devient un des premiers centres européens pour l’enseignement et le commerce international. Les édifices religieux (cathédrale Saint-André, églises Saint-Eloy, Saint-Pierre ou Sainte-Croix) sont les principaux témoins de cette riche époque. Mais on trouve également d’autres vestiges comme l’imposante grosse cloche (beffroi de l’ancien hôtel de ville), la porte Cailhau ou le Fort du Hâ que la ville conserve précieusement. Et comment ne pas mentionner ces artères datant du Moyen-Âge qui ont parfaitement résisté au temps : rues de la Coquille, de la Vache ou encore Bahutiers ?

L’âge d’or aux XVIIe et XVIIIe siècles

Mais l’âge d’or de la ville, celui qui la fait véritablement basculer dans la catégorie des cités d’exception, c’est aux XVIIe et XVIIIe siècles qu’il se produit. Jamais sans doute Bordeaux n’a connu une croissance économique d’une telle ampleur. C’est à cette époque qu’apparaissent les bâtiments aux formes courbes reconnaissables du style baroque et rococo dit « classique ». L’architecture néo-classique, elle, apparaît dans la seconde moitié du  XVIIIe siècle avec des bâtiments d’ampleur comme le Grand théâtre, la place de la Comédie, les allées de Tourny… 

Plan-relief du château-Trompette (Bordeaux), détruit au début du XIXe siècle.

 

L’intendant Tourny, justement, qui fait aménager la ceinture des cours, agrémentée de places savamment symétriques aux façades uniformes. Il remplace les portes médiévales des enceintes par des portes monumentales.

Enceintes qui disparaîtront, au même titre que toute une partie de l’ancienne ville, vestige du Moyen-Age, pour permettre la réalisation des projets comme la place du Parlement, la Bourse, les boulevards et les grandes avenues.

Au lendemain des guerres Napoléoniennes, on détruit le château Trompette qui fut longtemps un élément emblématique de la ville. La démolition, en 1818, de cet édifice militaire -château aux contours très classiques, souvent détesté en raison de ce qu’il représentait- provoqua, semble-t-il, la joie des Bordelais.  Le bâtiment fut remplacé par l’immense -et fameuse- place des Quinconces.

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